Mercredi 19 octobre 2011
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15:33
Le Bus
Pourvu qu’il vienne s’asseoir ici. Pourvu qu’il
vienne ! Pourvu qu’il n’aille pas à côté de cette bimbo bon sang de bon sang !
Depuis qu’il est entré dans le bus, j’arrête pas
de le fixer mais il a les yeux rivés sur son téléphone comme s’il avait un gourou au bout du fil. Je regarde son p’tit cul bien rond moulé à la perfection dans son jean. Ses doigts qui galopent
sur les touches de son smart phone, avec dextérité et rapidité. Ils sont longs mais pas fins. C’est qu’il n’est pas tout petit le vilain. Il a des épaules bien carrées et une gueule, je vous dis
pas…. Merde à la fin ! Fais chier de me coltiner avec les plus gros laiderons que cette ville compte ! Bon j’exagère un peu et c’est pas
correct de ma part. Et d’ailleurs, qui suis-je pour parler ainsi sinon qu’un gars tout ce qu’il y a de plus moyens côté physique. Mais qu’est-ce que j’aimerais pour une fois dans ma vie me faire
un canon comme ce dandy, là… à deux pas de mes bras et à portée d’yeux. Je le dévore si fort, qu’il ne peut pas ne pas me remarquer. Oh merde ! Le voilà qui lève son museau. Ouah ! Il
est encore plus beau de face que de côté ce chenapan. Oh Seigneur ou qui que vous soyez, je ne vous implore jamais, mais faites qu’il vienne s’asseoir à côté de moi !!!!
Merde ! Le voilà qui tend son minois en ma
direction. Pas celle de la Bimbo décolorée mais bien moi. Je me retourne, histoire de voir s’il n’y a personne derrière moi mais je me heurte à la vitre. Débile non ? Pathétique je dirais
plutôt !
Oh ! Non, non, non ! Il arrive mon
chevalier blanc…Oui bon ! Enfin, je ne pense pas que c’est tout blanc vu le gabarit et comme les gens le regardent. Même la Pouffe décolorée n’en a que pour ce bellâtre.
Et voilà, je suis paralysé. Sans compter le
sourire carnassier qu’il vient de me lancer en s’asseyant. Une vraie salope. Une p’tite pute, voilà ce qu’il est. Si ça se trouve, c’est un de ces métro-sexuels en quête d’affirmation de soi qui
veut montrer la puissance de son aura sexuel… Ouais ça c’est une version qui me collerait assez à ma peau et aux râteaux que je me coltine depuis ma plus tendre jeunesse. Déjà gamin le thon de la
classe était pour moi et je vous explique pas mon premier baiser avec cette Emilie et son appareil dentaire qui s’est pris dans le mien… Y faut dire qu’on en presque tous un maintenant étant
môme.
Non ! J’y crois pas… il a laissé retomber
son genou contre le mien. Petit scanner vite fait bien fait. Comparaison des guiboles. Il en a des plus grosses bien sûr. Mais sont-elles musclé ou n’est-ce que du gras ? Ce que j’peux
débloquer… Bien sûr que c’est du muscle. Et j’ai tôt fait de le sentir vue la dureté de son membre. Je ressens une petite secousse dans la culotte. Y a comme un volcan qui s’éveille. Comme un
dragon qui veut prendre son envol, et cet ahurit tout à côté qui paraît des plus décontractés qui soit. A l’aise Blaise !
Ce qu’il a chaud. Depuis qu’on se touche genou
contre genou je ressens sa chaleur. Elle me pénètre, m’envahit comme un de ces aliens jusqu’à me fendre le crâne. Cette fois le dragon à surmonter les frontières des coutures de mon
caleçon, il frôle avec les limites de la décence et ne se prive pas de mettre de l’eau au moulin qui n’en aurait pas besoin, vu mon état. Mais non, ça ne fait rien, et vas-y que je donne des
décharges à tous azimuts, que je lève la tête et me lamente sur mon enfermement. Bref ! De là à ce que je lâche la bête il n’y a qu’un pas…
Il pose sa main sur sa cuisse, juste à côté de la
mienne. Son petit doigt touche presque mon jean. Le salaud ! Le petit enfoiré de mes couilles ! Que ce serait une allumeuse qui va me laisser en plan dans cet état que ça m’étonnerait
pas. Ben voyons. Prochain arrêt, je débarque et je laisse en feu toutes ces culottes ayant succombé aux charmes de cet apollon qui n’en a que faire en vérité de nos pauvres petits corps
démunis.
« T’as l’heure ? » soudain qu’il
me sort
tandis qu’il tient son tel à la main.
« Heueueueueu… oui j’dois trouver çà » que j’lui réponds ! » Non mais j’y crois pas ! Trouver ça ou ? Dans le slip ?
Je baragouine quelques chiffres qu’il ne prend
pas même la peine de me faire répéter pourtant il me regarde, intrigué je le vois dans ses yeux. « Ça va ? T’as l’air tout transpirant ? » qu’il continue ce damné en appuyant
bien sur la touche belles dents et vas-y- que j’te séduis ! Quelle salope !
« Non, non ! Tout va bien… c’est
juste…. » Juste quoi, du con ? Non mais tu te vois blatérer comme un chameau ? T’es pitoyable.
Un signal sonore strident, bien plus que
d’habitude me fait sursauter. Mon Prince range son phone, se lève en posant sa main sur mon épaule. « SI t’as envie de parler s’est sans soucis…. » ça y est, je l’ai mon coup du siècle.
Yes ! Demain soir je m’le fais ! C’est dans la poche !
Tout y passe, jusqu’à ce qu’il me tende une carte
que je crois être sa carte de visite. Je regarde s’éloigner ce p’tit cul bien ferme, m’imagine une seconde son jouet dans mes mains, avant de poser un regard sur la carte que j’ai entre les
mains. Merde ! Je le savais ! Des évangélistes en manque de moutons égarés. Ça ne pouvait que tomber sur ma pomme. Bravo du gland, à toi le plaisir solitaire...
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